Le point de départ
Lille, c’est le début. Les racines. L’adolescence. Le ciel gris, les premières questions, le besoin de comprendre pourquoi l’on se sent déjà ailleurs avant même d’être parti.
Je suis né le 7 juillet 1981. Aujourd’hui, à 44 ans, je regarde mon parcours comme on regarde une cicatrice : avec douleur parfois, mais surtout avec vérité. Je suis aussi le papa d’une petite princesse mignonne, une lumière que ma musique n’arrive jamais tout à fait à raconter aussi bien que mon titre “Kyō Kayobashi”.
Je m’appelle Jérôme, sur scène Kyō Kayobashi. Je ne viens pas d’une histoire simple. Je viens d’une vie faite de pertes, d’exils, d’amour, de ruptures, de combats intérieurs et de silences trop lourds à porter seul.
Je suis né le 7 juillet 1981, dans le Nord. Très tôt, j’ai senti que quelque chose en moi cherchait ailleurs, plus loin, plus profond. Comme si ma vie devait un jour quitter son décor d’origine pour aller chercher son vrai langage.
En juillet 2008, tout s’est arrêté une première fois. Mon père est parti. Alors j’ai quitté la France pour ne pas m’effondrer complètement. Le Japon m’a accueilli. Là-bas, j’ai cru pouvoir recommencer.
Et la vie m’a offert le plus précieux de tous les cadeaux : je suis devenu le papa d’une petite princesse mignonne. Ma fille est une lumière dans ma nuit, une raison immense de continuer.
En décembre 2023, je suis revenu en France. Revenir, ce n’était pas effacer. C’était reconstruire. C’était reprendre ma voix.
C’est de là que naît Kyō Kayobashi. Pas d’un personnage inventé. Pas d’un masque. Mais d’un besoin vital de dire : je suis encore là.
Mon histoire n’est pas une ligne droite. C’est un chemin fait de départs, de pertes, d’amour, de renaissance et de musique.
Lille, c’est le début. Les racines. L’adolescence. Le ciel gris, les premières questions, le besoin de comprendre pourquoi l’on se sent déjà ailleurs avant même d’être parti.
Après le deuil, l’exil. Le Japon m’a offert un autre souffle, une autre lumière, une autre manière de reconstruire ce qui semblait détruit.
Ma fille. Ma petite princesse. La preuve que l’amour peut encore tenir debout même au milieu des ruines. Une raison immense de continuer.
Décembre 2023. Revenir, ce n’est pas effacer. C’est reprendre possession de sa voix, de ses silences, de ses blessures, et leur redonner un sens.
Aujourd’hui, tout converge ici : la musique, l’image, la scène, la marque. BLACK-VEIN n’est pas un décor. C’est le prolongement naturel de ma vérité.
Ce titre raconte mon histoire avec mes propres mots, mes blessures, mes exils, ma mémoire, ma fille, mon retour en France et la naissance de BLACK-VEIN.
Version officielle du morceau Kyō Kayobashi.
Le clip donne une image à ce parcours intime et transforme l’histoire en expérience visuelle.
[Couplet 1] Je suis né un matin d’été, Sous le ciel gris d’la ville du Nord, Un 7 juillet gravé, Comme l’écho d’un premier accord. Le temps m’a donné des racines, Mais déjà j’rêvais d’horizons lointains, Lille dans le cœur, l’esprit en exil, À chercher ma route, mon chemin. [Refrain] Et j’avance malgré les ombres, Même quand le ciel s’effondre, Je garde en moi la flamme fragile, Qui éclaire mes pas, me rend indestructible. Je vous parle sans masque, sans artifice, Voici mon histoire, voici qui je suis.